e débat a été partagé en quatre ateliers. Les constats et propositions des ateliers ont été présentés et discutés en assemblée générale. Les points relevés sont rassemblés ci-dessous; en rouge les aspects qui méritent plus particulièrement l'attention aux yeux des rapporteurs.
I) Logement
Constats
- la question du logement est centrale dans les questions de justice et d’exclusion
- la mauvaise image du logement social provoque une opposition à son implantation dans la ville, alors qu’il apporte de l’activité aux commerces locaux
- Le droit au maintien dans les lieux réduit le turn over dans les logements sociaux, ce qui crée des blocages
- Le coût trop élevé des locations, surtout pour les jeunes
Propositions
- être plus directifs sur les points suivants
- Ne pas laisser au seul marché la fixation des prix du foncier.
- Obligation pour toutes les constructions collectives d'un taux de 25% à 30% de logements sociaux.
Prendre exemple sur des expériences dans d’autres pays :
- Les facilités offertes dans certains pays pour construire (Exemple : aux Etats-Unis) permettent d’abaisser les coûts.
- Le contrôle pris par les municipalités dans certains pays (Exemple : en Angleterre), sur les logements sociaux, permet de gérer directement un parc important, en fixant elles-mêmes les règles à suivre (sur le turn over, sur la possibilité d’acquisition pour les « bons locataires sociaux », etc.)
- Municipalisation des sols.
I) L’emploi (coûts liés aux transports, garde d’enfants), question des revenus du travail
Constats
- En général le financement des études est onéreux pour les jeunes, et par ailleurs leurs stages sont peu ou non rémunérés.
- A l’entrée dans la vie active les jeunes se retrouvent avec des contrats précaires.
- Durant leur vie active, les adultes doivent se confronter à des coûts de transports et de garde d’enfants élevés.
Propositions
- Généraliser le système d’apprentissage et de stage à tous les niveaux d’étude, considérant une rémunération minimum de 300 euros par mois pour les stages, en imposant une réelle contribution du stagiaire.
- Appliquer un revenu minimum pour l’entrée dans la vie active.
- Valoriser les métiers manuels et de l’artisanat
- Baisser les charges sur les salaires
- Subventionner les transports pour faciliter l’entrée dans la vie active.
- Impliquer plus massivement les associations pour l’accès aux services tels que les crèches.
II) La vie chère pour les familles (alimentation, loisirs, santé)
Constats
Santé
- La volonté de diminuer le coût du service publique de santé, crée de l’exclusion
- La plupart des urgences hospitalières n’en sont pas
Loisirs
- Trop de jeunes ne partent pas en vacances
Propositions
Santé
- La diminution du coût du service publique de santé peut être entendu de manière différente, en accentuant les actions sur son efficacité (développer des compétences intermédiaires entre les aides soignantes et les médecins, développer des structures pour segmenter les urgences « mineures » des urgences « majeures »).
- Faire respecter le droit d’être soigné pour les bénéficiaires du CMU, et développer le tiers payant
Alimentation
- La Prévention est primordiale, il faudrait sensibiliser et éduquer les citoyens à avoir une bonne qualité d’alimentation, à faire du sport (tant à la maison qu’à l’école).
Loisirs
- créer des jumelages entre villes françaises de contextes différents.
III) La vie chère pour les familles éducation – formation, accès aux nouveaux médias
Constats
- L’influence des marques crée une inflation du coût des fournitures scolaires
Propositions
- Développer les échanges de savoir-faire entre les générations : les adultes peuvent développer la curiosité chez les jeunes.
- donner aux jeunes l’envie de connaître quelque chose de nouveau avant de penser aux outils tels que les ordinateurs.
- Analyser les besoins des familles en fournitures scolaires, pour définir pertinemment les aides à apporter (peut-être fournir des cahiers et stylos, plus que de l’argent pour les acheter).
L’ARGENT N’EST PAS TOUT
Conclusion générale
l Pour l’Etat, il faudrait mettre l’accent sur l’efficacité, en mettant en œuvre des systèmes d’évaluation et d’amélioration des programmes déjà existants.
l Pour les citoyens, il faudrait que l’état les responsabilise plus, par exemple par le biais de l’éducation.
Commentaires