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Nicolas Sarkozy gouverne le pays depuis 2002 en tant que « numéro 1 bis » de toutes les équipes gouvernementales de la Droite. Ministre de l’Intérieur et des Finances, il n’a jamais hésité à se mêler de tout, d’éducation et de justice notamment. Il préside le parti majoritaire au Parlement, le Conseil général le plus riche de France après avoir été maire de Neuilly, le ghetto des riches.
Détenteur de tous ces leviers d’action, en quoi son action, depuis cinq ans, a-t-elle permis d’améliorer la situation du pays ?
Au-delà de l’agitation médiatique du candidat, l’examen des faits montre qu’il a été l’un des dirigeants de Droite les plus inefficaces. Sarkozy ne peut pas échapper à son bilan.
1/
Sécurité : un bilan accablant,
loin des promesses et des annonces
« Je n’ai pas été nommé pour stabiliser mais pour faire reculer la délinquance. Je veux être jugé sur mes résultats et s’il n’y a pas de recul durable de la délinquance, j’en tirerai toutes les conséquences.» (Nicolas Sarkozy, 2003)
- Le démantèlement de la police de proximité ;
- Plusieurs semaines d’émeutes dans les banlieues menant à l’instauration de l’Etat d’urgence en novembre 2005, à cause de ses discours provocateurs ;
- Les violences faites aux personnes en augmentation sur la période, selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur (+14% depuis 2002).
- Des statistiques « arrangées » sur instructions.
- Un sentiment d’insécurité qui ne faiblit pas dans les banlieues
- La violence politique n’a pas diminué en Corse malgré 22 visites médiatiques sur place.
- Une volonté de mettre au pas la justice, privée de moyens mais sans cesse montrée du doigt.
- Une attitude de défausse permanente sur les juges, les travailleurs sociaux, les enseignants... pour justifier les insuffisances de son action.
2/
Finances et économie : déficits
et préservation des intérêts des plus favorisés
Comme lors de son passage au Ministère du Budget, sous Balladur, Nicolas Sarkozy a été le champion de la dette et de la baisse du pouvoir d’achat.
- En 2004, le budget préparé par Nicolas Sarkozy multiplie les cadeaux fiscaux aux plus riches (ISF, héritage) mais constate une hausse globale des prélèvements obligatoires. La baisse de 5 % des prix de la grande distribution promise n’a jamais eu lieu.
- La France ne parvient plus à réduire les déficits publics.
- Le déficit commercial atteint un record en raison de la baisse de compétitivité de nos entreprises.
- La croissance la plus faible de la zone Euro.
- Le déficit de la Sécurité sociale explose, la dette s’accumule pour les générations futures et l’accès aux soins se dégrade.
Le candidat-sortant, ne peut pas compter sur sa gestion dans les Hauts-de-Seine pour rattraper son bilan gouvernemental :
- La précarité y a explosé, avec une augmentation des RMIstes de 50% depuis 2002.
- La moitié des villes du département n’applique pas la loi fixant à 20 % la part des logements sociaux dans les communes ; Neuilly-sur-Seine, dont il est vice-maire, en compte péniblement 3%.
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